👉 Le récit de l'action
La Trajectoire : De l’abîme à la lumière
Le parcours de Romain est celui d’un homme qui a frôlé la rupture. En juillet dernier, lorsque le tribunal prononce la liquidation judiciaire d’Apose, le choc est total. Cette marque, c’était plus qu’un métier, c’était une « passion dévorante. Presque destructrice. » Pour Romain, qui s’était tant investi, la chute est vertigineuse : « Ce fut dur à encaisser », confie-t-il, admettant même avoir été conduit « aux portes de la dépression ».
Pourtant, c’est au cœur de cette « longue nuit de sommeil » que le conseil est venu. Après avoir un instant envisagé de renoncer pour un poste stable dans la maroquinerie, l’appel de l’horlogerie — ce métier dans lequel il est « tombé tardivement mais passionnément » — a été le plus fort.

L’Action : Épurer pour mieux renaître
Romain a décidé de ne pas laisser l’histoire s’écrire sans lui : « C’était une telle frustration d’en rester là… ». Son action a été de reprendre le contrôle de son destin. Pour cette renaissance, il a choisi de balayer les erreurs du passé. Fini « l’esbroufe initiale », place à la vérité du produit.
Il s’est replongé dans son expertise technique, celle-là même découverte par un « signe du destin » alors qu’il étudiait l’environnement. Muni de son CAP et de son Brevet des métiers d’art, il a délesté le projet de ses « scories initiales » pour se concentrer sur l’essentiel : créer un garde-temps sobre et classique. Son ambition est désormais claire et vibrante : « J’ai envie de porter Apose là où elle devait être. »
Le Résultat : Le troisième mousquetaire
Aujourd’hui, au bord de son établi, le mouvement repart. Romain ne se contente pas de relancer une entreprise ; il redonne une âme à l’horlogerie mulhousienne. En misant sur les savoir-faire comtois et une élégance « à la française », il prouve que l’on peut trébucher et se relever plus fort.
Comme dans un film où « on ne meurt que deux fois », Apose entame son second acte. Romain Thiriet est désormais prêt à « ferrailler durablement » aux côtés des plus grands, porté par la conviction que ce nouveau chapitre sera, enfin, le bon.